.Montmartre. la Tour Eiffel. les Champs Elysées. les Quais de Seine. Notre Dame. le Moulin Rouge.
Je vous avais promis Paris pour vous seul. Des heures décalées, des journées au fil de la mémoire. Nous aurions commencé à l'aube, face au grand territoire de la ville, perché sur une colline, très haut, pour mesurer l'immensité des pierres accumulées par le temps. Vous auriez vu d'abord un paysage que nous pratiquons peu, mais que chaque habitant porte en lui. Un sentiment géographique toujours là dans les profondeurs de la conscience et qui nous fait comme une terre natale impossible à quitter longtemps. Vous seriez arrivé dans la nuit, avant l'aube, juste à temps pour voir le jour se lever à Montmartre, sans la foule des touristes qui met ce lieu mitique à l'écart de nos vies. Une heure bleue, si douce a Paris, que Guerlin en fit un parfum. Le paysage est alors innondé de cette couleur de brume qui semble unir le ciel aux toits de la ville, à la matière de zinc et d'ardoise qui domine l'architecture, à cet océan gris qui brille au reflet des saisons. Et puis d'un bond nous aurions grimpé les escalier des tours de Notre Dame pour décider d'un parcours, et prouver les distances par le regard et faire ainsi comme un tour du propriétaire avant d'arpenter les rues de la ville et sentir l'heureuse fatigue des promeneurs inlassables. Paris est une carte à déchiffrer, un peu mystérieuse, où l'on peine à repérer ce qui va orienter notre traversée, à part le fleuve qui semble faire de la nèfe de Notre Dame, comme un bateau pour le voyage de Paris. On aperçois peu à peu des palais, des églises, une tour Eiffel. Et tandis que la ville peu a peu s'agite, vous auriez senti en vous une fébrilité, un impatient désir d'aller voir de plus près.
Sous le ciel de Paris, s'envole une chanson. Elle est née d'aujourd'hui, Dans le c½ur d'un garçon. Sous le ciel de Paris, Marchent des amoureux. Leur bonheur se construit, Sur un air fait pour eux.